RESUME de « Parents Efficaces » de Thomas Gordon

Pour toutes celles (et ceux) qui avaient l’intention de lire « Parents efficaces » de Thomas Gordon mais qui n’ont ABSOLUMENT pas le temps de LIRE parce que justement la vie de parent est TRES TROP REMPLIE, j’ai décidé de vous en faire un résumé détaillé…

Parents efficaces Gordon

Pour commencer, ce livre ne fait pas partie de ceux que j’ai dévoré en quelques jours. Non, pour celui-ci, j’ai pris tout mon temps, j’ai pris le temps et je pense que j’ai bien fait car il a chamboulé ma vision des choses au sujet de l’éducation… non seulement parce qu’il évoquait un thème qui me passionne, mais surtout parce que je le trouve JUSTE, incroyablement JUSTE! Ce livre est plein de méthodes et de conseils à appliquer au quotidien…

(Je m’excuse à l’avance si ce résumé est un peu long, mais je ne voulais pas non plus passer à coté de l’essentiel de ce qui représente pour moi une « bible de l’éducation bienveillante »…)

AVANT DE COMMENCER

Les 3 styles d’éducation

Selon Thomas Gordon, il existe 3 styles d’éducation, que nous appliquons en fonction de notre histoire et de nos sensibilités:

  • le style autoritaire, qui, certes donne des limites aux enfants, mais qui empêche l’enfant d’exprimer ce qu’il ressent, d’être lui-même et d’apprendre à être autonome mais aussi de faire confiance en ses propres capacités.
  • le style laxiste (tout laisser passer), qui transforme les enfants en bourreaux pour les parents et est très difficile à vivre pour toute la famille.
  • le style qui oscille entre les 2 premiers styles d’éducation, qui met les enfants dans une situation d’insécurité et peut engendrer de l’anxiété chez l’enfant.

Il nous propose donc de découvrir sa méthode de communication,  qui nous permettra d’avoir un regard tout à fait nouveau sur l’éducation de nos enfants et qui nous permettrai d’être beaucoup plus efficace avec eux.

3 éléments essentielles que le parent doit garder à l’esprit

Avant de vouloir appliquer les méthodes décrites dans ce livre, Thomas Gordon met l’accent sur les 3 éléments suivants :
L’importance de savoir/apprendre à identifier ce que l’on ressent:  Nous ne sommes que des êtres-humains avec des doutes, des faiblesses, alors soyons indulgents avec nous-même, nos émotions (même négatives) ne sont pas là juste pour faire joli et encore moins pour nous ennuyer! Ils ont une grande valeur du fait qu’ils expriment souvent un besoin ou simplement un état (comme la fatigue)
L’importance d’être SINCERE: être VRAIE plutôt que de faire semblant, ou de se cacher derrière une image lisse face à nos enfants. Etre sincère a son importance car les enfants y sont très sensibles et « cela permet à l’enfant d’accepter de manière positive l’inacceptation du parent ».
Les parents ont le droit d’être INCONSTANT: c’est humain! Selon la journée que l’on vient de passer, selon le caractère de l’enfant qui est face à nous, nous ne réagirons pas du tout de la même manière.

LES 12 « OBSTACLES A LA COMMUNICATION »

La plupart des messages que nous émettons à nos enfants, au quotidien, sont pour l’auteur, des « obstacles à la communication », qu’il faudrait le plus possible éviter d’utiliser  :

 Les messages de solutions:

  • Commander, ordonner : « va te chercher un jeu»
  • Avertir, Menacer : « si tu n’arrêtes pas je vais te punir »
  • Moraliser : « il ne faut pas déranger une personne quand elle lit »
  • Conseiller, donner des solutions : « laisse-moi te proposer une autre activité »
  • Persuader par la logique:  « les enfants bien élevés ne font pas ça » « les faits prouvent que…»

Les messages dévalorisants:

  • Juger, critiquer (jugement négatif) : « tu es insupportable »
  • Donner raison, approuver (jugement positif)* :  «Tu as bien raison, ce professeur semble incompétent!»
  • Ridiculiser : « tu n’es qu’un enfant gâté »
  • Psychanalyser : « tu cherches seulement à attirer l’attention »
  • Rassurer, consoler *:  « Ne t’inquiète pas, ça ira mieux» ici l’enfant comprend souvent ce message comme « ce n’est pas bien de ressentir cela, oublis ce que tu ressent, ce n’est rien du tout »
  • Enquêter, questionner  « Pourquoi? »  « Comment t’y es tu pris?»  cela oriente trop souvent la conversation vers le point de vue du parent.

Les messages implicites:

  • Esquiver, blaguer :  « Tu sais ce qui m’est arrivé l’autre jour?… » Cela sous-entend qu’il vaut mieux éviter les difficultés au lieu d’y faire face.

Selon Gordon, lorsque l’on utilise ces « obstacles », l’enfant se sent coupable, a un sentiment d’injustice (je n’ai rien fait de mal, je n’ai pas voulu être méchant), il se sent rejeté, mal aimé, dévalorisé. Ces réactions risquent de provoquer la résistance et la révolte de l’enfant car changer de comportement serait, pour l’enfant, admettre la validité du blâme ou du jugement. Ces messages ne sont donc pas efficaces.

Je peux entendre d’ici vos protestations et autre indignement  (j’ai eu exactement la même réaction que vous d’ailleurs lors de ma première lecture !! ) Mais une fois que j’ai lu ce livre en entier, je me suis rendu compte que cela tombait sous le sens (sauf pour « rassurer/consoler, celui là je ne sais pas si j’arriverai à/je voudrai le lâcher un jour…) , si l’on veut être bienveillant avec nos enfants, nous nous devons de les accompagner sur le chemin de la vie, et pas de faire le chemin à leur place, ou en leur marchant à moitié sur les pieds…

Je crois que ce qui peut faire peur ici c’est le fait que ce cher Mr Gordon nous demande d’essayer de parler un langage qui nous est totalement inconnu… alors forcément cela nous parait, à tou(te)s carrément impossible…  Après tout, je ne connais personne qui ait su parler anglais en 3 week end!!!

Pour le coup, en y repensant, j’ai baissé les exigences de Gordon et je me suis donné pour premier objectif d’éviter d’utiliser TOUS ces « obstacles » essentiellement  lorsque je tente de pratiquer l’écoute active et les messages « Je » avec mes enfants; Et concernant le reste, je me laisse le temps d’y réfléchir et que tout cela murisse un peu dans ma « petite tête de maman en évolution »…

Identifier à qui appartient le problème

D’après Thomas Gordon, il est important d’identifier à qui appartient le problème, selon la situation dans laquelle on se trouve; Selon lui, il y a 4 configurations possibles:

  • Quand les besoins de l’enfant sont satisfaits et que son comportement n’interfère pas avec les besoins du parent, alors il n’y a pas de problème.
  • Quand le comportement de l’enfant ne parvient pas à satisfaire ses besoins personnels et qu’il n’empêche pas le parent de satisfaire les siens, le problème appartient à l’enfant.
  • Quand le comportement de l’enfant satisfait ses besoins mais nuit à ceux du parent, le problème appartient au parent.
  • Quand le comportement de l’enfant nuit aux besoins du parent ET que cela engendre AUSSI une nuisance au besoin de l’enfant, alors le problème appartient à la relation.

QUAND LE PROBLEME APPARTIENT A L’ENFANT :

Accepter son enfant tel qu’il est et l’Ecoute Active

Accepter son enfant tel qu’il est : « demeure un facteur essentiel pour établir une relation qui permettra à l’enfant de se sentir à l’aise » et donc de s’y épanouir. Thomas Gordon parle du « langage de l’acceptation » qui rend les enfants francs, et libres de parler de leurs émotions. Cela passe aussi par la nécessité d’éviter le plus possible de juger son enfant.

« L’acceptation est le sol fertile qui permet au grain minuscule de se développer, de s’épanouir et de produire la magnifique fleur qu’il contenait en puissance. » Thomas Gordon

D’après lui, le parent doit apprendre à communiquer son acceptation à son enfant, et pour cela nous disposons des 4 moyens suivants: la non intervention, l’écoute passive, les invitations et simples réceptions, et SURTOUT  l’écoute active.

La « non-intervention »

Cela consiste, lorsque vous avez du temps devant vous, à éviter d’intervenir lorsque l’enfant veut faire seul ou lorsqu’il semble mal s’y prendre pour faire quelque chose d’anodin. Par exemple lorsque Loulou essaye de mettre le T- shirt comme un pantalon ou lorsqu’il met de l’eau dans son sac à dos… L’idée c’est de laisser l’enfant faire ses propres expériences et de laisser aller jusqu’au bout de ses idées afin qu’il constate par lui même l’effet de ses « expérimentations », et qu’il  devienne autonome plus aisément. (dans la mesure du possible et de sa sécurité bien-entendu)

L’écoute passive

Il s’agit d’écouter sans rien dire, tout en montrant que l’on est disponible et présent pour l’enfant (mimiques, acquiescement). Dans le but d’inciter l’enfant à dépasser le stade de la narration et d’aller plus loin dans sa réflexion, ce qui facilite son autonomie et mène l’enfant vers la maturité .

Invitations et « simples réceptions »

C’est à dire que l’on invite l’enfant à en dire davantage grâce à des phrases courtes tels que : « Je vois »,  » Sans blague ? « ,  « Vas y, je t’écoute », « Ah bon? », « On dirait que tu en as gros sur le cœur! » etc..

L’ECOUTE ACTIVE

Comment appliquer cette méthode:

Pour cela, selon Gordon, il suffit de suivre les étapes suivantes :

1- REFORMULER ce que me dit l’enfant en terme de SENTIMENTS et/ou de BESOINS ou reformuler simplement les faits et entamer ainsi une discussion durant laquelle nous allons inciter l’enfant à dire ce qu’il ressent ou a ressenti : «Cela te rend triste d’être le plus petit de la maison, car tu ne peux pas faire autant de choses que tes grands frères?! » ou «Tu te sens rejeté par tes amis quand ils te disent que tu es nul au foot?! » ou «Tu en as assez de ta petite sœur?! » 

2- ACCOMPAGNER l’enfant dans sa recherche de solution SANS L’ INFLUENCER avec les vôtres  «Qu’est ce que tu pourrais faire alors pour te sentir mieux/ pour que ça se passe mieux?» (cette étape n’est pas toujours nécessaire car parfois l’enfant n’a pas besoin de trouver une solution, mais juste de se sentir compris et entendu).

3- C’EST TOUT!!! (ne pas consoler, rassurer, même si cela nous démange terriblement car cela empêcherais l’enfant d’aller jusqu’au bout de ses pensées, et de son raisonnement ) Rien de nous empêche de donner un petit encouragement ou un câlin, à la FIN de la discussion (ça c’est mon point de vue).

Il est préférable de n’employer cette méthode QUE lorsque l’enfant laisse percevoir qu’il a un problème ou qu’il vit quelque chose de pénible ET que vous sentez qu’il a besoin d’être entendu/écouté/épaulé (ce n’est donc pas tous les jours!)  Cela peut être aussi, par exemple, quand il s’est fait mal et qu’il semble ne pas s’en remettre: «Ca doit faire très mal! »En effet, si on utilise cette méthode à tout bout de champ, cela risque d’être contre productif…

Les bénéfices de l’écoute active sont multiples, car celle-ci permet :

  •  à l’enfant d’exprimer ses sentiments.
  •  à l’enfant d’avoir l’initiative de la conversation et l’encourage à penser par lui-même.
  •  à l’enfant de résoudre lui-même ses problèmes.
  •  à l’enfant d’ être plus réceptif aux opinions et idées de ses parents.
  • de donner une image plus positive (d’empathie) de ses parents à l’enfant, et à lui montrer combien le parent s’intéresse à ce qu’il peut éprouver.
  •  d’établir des liens plus chaleureux entre le parent et l’enfant.

Les attitudes que Thomas Gordon nous conseille fortement de tenter d’adopter  lorsque l’on est en « mode écoute active » (pas facile mais tout à fait possible) :

  • Prendre le temps d’écouter : NE RIEN FAIRE D’AUTRE  et se rendre disponible pour l’enfant à 100% au moment où l’on décide de se mettre en mode « écoute active » (pas de tablette, de repassage, etc…) Si ce n’est pas possible (et malheureusement c’est souvent le cas dans la vie de parents), il est préférable de différer la discussion.
  • Vouloir sincèrement écouter/aider l’enfant
  • Se sentir capable d’accepter les sentiments de l’enfant (quels qu’ils soient)
  • Avoir un profond sentiment de confiance dans la capacité de l’enfant à s’occuper de ses propres soucis
  • Ne pas être effrayé par la puissance du sentiment (car les sentiments évoluent) et avoir en tête que l’enfant exprime ce qu’il ressent A UN INSTANT T .
  • Voir son enfant comme une personne différente de soi

 Ce que l’écoute active dit à l’enfant de manière implicite, ce qu’elle lui transmet :

  • « Tu as le droit d’exprimer ce que tu ressens »
  • « Je te respecte comme personne avec tes opinions et tes sentiments »
  • « Je peux avoir des choses à apprendre de toi »
  • « Tes idées sont valables : ça vaux la peine de les écouter »
  • « Je m’intéresse à toi » « Je veux être en contact avec toi, je veux mieux te connaître »

Les erreurs à éviter lors de l’écoute active:

  • Essayer de faire passer un message, ou tenter de diriger la conversation, de guider, de manipuler l’enfant pour qu’il dise ce que l’on attend de lui.
  • Répéter ce que dit l’enfant mots pour mots sans y mettre de sens. (l’enfant nous trouverais « bizarre »)
  • Commencer la conversation en pratiquant l’écoute active puis continuer comme on en a l’habitude (cela équivaut à ouvrir une porte devant l’enfant puis la lui claquer au nez)

Exemples de problèmes qui appartiennent à l’enfant : Line est frustrée parce que les garçons ne l’invitent pas, Amélie n’aime pas ses leçons de piano, Mathis met peu d’effort dans ses devoirs et n’aime pas son prof, Marie craint de rater ses examens.

Remarque: « L’écoute active comporte le risque d’avoir à redéfinir sa propre façon d’aborder l’éducation et même la vie en général. Cela peut donc faire peur. Mais cela pousse à développer sa propre flexibilité. »

L’état d’esprit de cette méthode : Les frustrations des enfants, leurs questions, leurs privations et même leurs échecs leur appartiennent. Le négatif fait partie de la vie et l’enfant va y être confronté. Donnons à l’enfant la responsabilité de résoudre son problème. Accordons-lui une confiance fondamentale dans ses ressources internes pour y parvenir. En laissant le problème dans les mains de l’enfant, le parent devient efficace en appliquant l’écoute active.

QUAND LE PROBLEME APPARTIENT AU PARENT :

Les messages « je »

D’après l’auteur, le fait de commencer ses phrases par « je » permet de communiquer sincèrement à l’enfant les effets de son comportement sur soi, ce qui lui laisse la responsabilité de modifier ce comportement de sa propre initiative.

Prenons l’exemple  suivant: « Vous êtes très fatigué à la suite d’une longue journée de travail. Vous aimeriez vous reposer quelques minutes en lisant un journal. Mais votre enfant de 5 ans vous tire le bras, monte sur vos genoux, froisse votre journal, il insiste pour que vous jouiez avec lui. Or, c’est la dernière chose que vous avez envie de faire en ce moment. »

Dans cet exemple, le message « je » adéquat serait : « je suis fatigué(e), j’ai besoin de lire tranquillement mon journal ».

Dans un autre exemple où un enfant aurais dessiné sur les murs, un »message Je » adéquat serait: « JE te vois écrire sur les murs et JE suis découragé(e) parce que JE vais devoir passer du temps à nettoyer ».

Ici, nous avons donc :
1. décrit les FAITS
2. exprimé notre RESSENTI
3. expliqué les EFFETS CONCRETS sur nous

Cette méthode est un moyen d’attirer l’attention de l’enfant sur le problème du parent et de susciter sa coopération tout en préservant son estime et en développant son autonomie.

Les réactions pouvant être engendrées par un Message « je » EFFICACE auprès de l’enfant:

  • « Je ne savais pas que je te dérangeais autant »
  • « Je ne savais pas que cela te troublait »
  • « Pourquoi ne m’as-tu pas dit ce que tu ressentais auparavant ?»

« En émettant un message « je » sincère, on risque de se faire connaître tel qu’on est par l’autre. Il faut donc du courage et de la confiance en soi pour exposer ses sentiments intimes. » T. Gordon

Exemples de problèmes qui appartiennent au parent : Un enfant s’approche trop près d’un vase de grand prix, un enfant interrompt votre conversation alors que vous êtes au téléphone, une enfant a laissé ses jouets dans le salon, une enfant refuse de nourrir son animal domestique, un enfant néglige sa part des tâches ménagères.

Problèmes que l’on peut rencontrer lorsque l’on émet des Messages « Je » :

Au début, les enfants peuvent réagir en ignorant ces messages. Personne n’aime apprendre que son comportement interfère avec les besoins d’un autre. Ils préfèrent alors « ne pas entendre ». Ou certains enfants partent en haussant les épaules. Dans ce cas là, le parent peut dire : « Eh ! Je t’explique ce que je ressens. C’est important pour moi et je n’aime pas qu’on m’ignore. C’est insupportable car j’ai vraiment un problème. »

Les enfants peuvent aussi répondre par un message « je », ce qui est tout à fait légitime. Plutôt que de modifier leur comportement, ils veulent que vous écoutiez leurs propres sentiments. Passez alors à l’écoute active avant de revenir au message « je ».

Dans certains cas, malgré le message « je », l’enfant ne modifie pas son comportement car cela vient alors interférer avec ses propres besoins. Il y a alors un conflit de besoins (nous en parlerons plus loin).

QUAND LE POBLEME APPARTIENT A LA RELATION :

La solution gagnant-gagnant

La méthode sans perdant permet de résoudre les conflits. Dans cette approche, l’enfant est impliqué dans la recherche et le choix de la solution. La meilleure solution est alors celle qui est acceptable par le parent et l’enfant EN FONCION DE LEUR PERSONNALITE PROPRE.

Pourquoi cette méthode est si efficace ?

  • Elle offre de meilleures chances de trouver une solution de très bonne qualité,
  • L’enfant est forcement motivé à appliquer la solution,
  • Elle permet à l’enfant de développe ses capacités de penser,
  • Elle permet d’instaurer moins d’hostilité, plus d’affection dans la relation,
  • Les problèmes sont traités de manière approfondie,
  • Les enfants sont traités comme des personnes capables,
  • Les effets de la méthode sur l’enfant sont identiques à ceux obtenus par une thérapie (mais attention ce n’en est pas une!).

Comment appliquer la méthode de conflits  » sans perdant » :

1- IDENTIFIER ET DEFINIR LE CONFLIT :Choisir un moment où vous avez le temps, dire à l’enfant qu’il y a un problème à résoudre, lui faire savoir ce que vous ressentez, établir que vous tenez à ce qu’il participe à la recherche d’une solution.

2ENUMERER LES SOLUTIONS POSSIBLES : Consiste à : permettre à l’enfant de donner ses suggestions, en ne minimisant aucune solution, éviter les commentaires, (encourager tous les enfants impliqués dans le conflit à suggérer), continuer jusqu’à ce que toutes les solutions semblent épuisées.

3EVALUER LES SOLUTIONS ENUMEREES : Parents ET enfants doivent exprimer leurs véritables sentiments les uns et autres.

4- CHOISIR LA SOLUTION LA PLUS ACCEPTABLE : Continuer à vérifier la position des enfants : « Penses-tu que celle-ci pourrait résoudre notre problème ? », considérer que la solution finale peut toujours être modifiée (je suis prêt à accepter celle-ci, seriez-vous prêt à l’essayer ?), s’assurer que chacun a bien compris et qu’il s’engage à appliquer la décision.

5- ETABLIR LES MOYENS D’APPLIQUER LA DECISION : « Maintenant que reste-t-il à faire pour appliquer cette décision ? » ou « Quand commençons-nous ? » ou « Quelles seront les exigences sur la qualité du travail ? »

6- REVISER ET EVALUER LA DECISION : Après un certain temps, les parents doivent vérifier que l’ enfant soit toujours satisfait de la décision « Es-tu toujours satisfaits de notre décision ? »

Et si nous ne trouvons pas de solution acceptable:

Il suffit de continuer à discuter pour trouver la meilleur solution, ou suspendre la séance pour reprendre un autre jour, et/ou vérifier qu’il n’y a pas un autre problème qui empêche de trouver la solution. « je me demande ce qui nous interdit de découvrir une solution. Y a-t-il autre chose dont nous n’aurions pas parlé et qui nous empêcherait de trouver une solution ? »

Et si les ententes ne sont pas respectées : (exemples de messages que nous pourrions faire)

  • « Je suis déçu/surpis de voir que tu n’aies pas accompli la tâche que tu avais promis de faire. » ou
  • « Je trouve inacceptable que tu n’aies pas observé notre entente alors que je l’ai fait. » ou
  • « Je croyais que nous étions d’accord pour… et maintenant je me rends compte que tu n’as pas fait ce qui était convenu, je n’aime pas du tout ça. » ou
  • « Je croyais que notre problème était réglé, et je suis irrité qu’apparemment ce ne soit pas le cas. »

L’enfant ayant expliqué ce qui l’a amené à ne pas tenir sa parole, le parent pourra s’apercevoir qu’il faut reconsidérer le problème et trouver une meilleure solution. Ce faisant, le parent réaffirme que la méthode sans perdant repose sur la responsabilité de chaque personne et sur la confiance. « Il ne s’agit pas d’un jeu, nous tentons sérieusement de tenir compte de nos besoins respectifs ».

Si le conflit ne concerne que des enfants :
Deux possibilités s’offrent à nous :

  • Rester complètement en dehors du conflit.
  • Inviter les enfants à parler et employer « l’écoute active » et/ou « la résolution de conflit sans perdant ».

Si les 2 parents sont impliqués dans un conflit entre parents et enfants :

Chacun doit parler pour SOI. Si un seul parent emploie la méthode sans perdant, la relation entre les enfants et le second parent risque de se dégrader.

EN CONCLUSION

« Les parents efficaces ressentent moins le besoin de diriger, contraindre, réprimander ou sermonner leurs enfants. Les enfants de parents efficaces occupent une place importante dans leur vie mais c’est une place secondaire. Ils n’investissent pas seulement dans leurs enfants mais aussi dans leur vie de couple. Le comportement de leurs enfants ou leur réussite leur apparaît moins crucial et moins menaçant. Ils peuvent plus facilement percevoir que leurs enfants disposent d’une vie qui leur est propre. Ces parents sont capables d’être disponibles lorsque les enfants ont besoin d’eux mais ne ressentent pas la nécessité d’intervenir et de s’ingérer dans leur vie si ces derniers ne le leur demandent pas. Les parents efficaces sont plus souvent amusés que découragés par l’immaturité ou les travers de leurs enfants. Ces parents semblent accorder à leurs enfants beaucoup plus de liberté et d’indépendance. » Thomas Gordon

L’idéal, selon moi, serait que chaque parent désireux d’améliorer ses rapports à son enfant lise ce livre en entier, car cet ouvrage va bien au-delà d’offrir des solutions éducatives, il offre un avenir aux relations humaines pour qu’elles deviennent plus responsables et respectueuses. Ces méthodes applicables également entre adultes, respectent les différences et amènent une réflexion sur le savoir-vivre ensemble dans un climat de paix et d’égalité.

Sylvie de l’Art d’être Maman

Il n’y a pas de recette miracle pour être un Parent Bienveillant, mais il y a mille et une façons de faire de son mieux… 😉

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Publié le 4 juin 2014, dans Accepter mon enfant tel qu'il est, AIDER Mon ENFANT, AMELIORER Ma RELATION Avec MON ENFANT, Ecoute Active - Gordon, GORDON, Message Je - Gordon, RESUMES DE LIVRES, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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